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dimanche 6 novembre 2011

Info L3 : conférence sur le western à Poitiers


Le Département Cinéma et Musique de la Médiathèque organise une rencontre autour du Western avec Yves Pedrono auteur de "Et Dieu créa l'Amérique : de la Bible au western, l'histoire de la naissance des USA" (Edtions Kimé, 2010). Cette rencontre sera précédée d'une projection gratuite du documentaire "La véritable histoire du Far West" de Elmar Bartlmae (durée : 52mn).


Heure, date, lieu : Le mardi 8 novembre à 20h00 à la Médiathèque, salle Jean-Richard Bloch

L'entrée est libre et vous pouvez arriver en cours de projection ou n'assister qu'à la conférence (qui débutera vers 21h00)

Yves Pedrono, Docteur en Sciences de l’éducation, ancien professeur de philosophie, est depuis sa jeunesse passionné de cinéma américain et notamment des westerns, genre auquel il consacre son premier essai, Et Dieu créa l'Amérique ! ou l'épopée américaine à travers le prisme du western.



lundi 10 octobre 2011

Sur la route


Le cycle consacré au cinéma américain des années 1970, co-organisé par le Dietrich et le TAP avec la collaboration des enseignants d'Arts du Spectacle, commence demain 11 octobre. Au programme de la soirée du Dietrich : deux magnifiques films presque jumeaux, Bonnie and Clyde d'Arthur Penn (1967) à 18h30, et Badlands de Terrence Malick à 21h30. De la route, du sang et des acteurs magnifiques.


mercredi 10 novembre 2010

Hollywood seventies : lundi, western post-spaghetti


Lundi 15 novembre se poursuit le cycle que le TAP, en association avec notre département, consacre cette année au cinéma américain du tournant des années 60 et 70. Le principe est simple : pour chaque soirée, deux films (l'un culte, l'autre plus rare), et un enseignant d'Arts du Spectacle qui les présente, les commente, les fait vivre en votre compagnie.
Ce lundi, c'est le western d'après l'âge d'or que nous revisiterons, avec deux films beaux et sombres : on (re)découvre Clint Eastwood, débutant ou presque derrière la caméra, à 18h15, avec L'Homme des Hautes Plaines, avant d'accueillir le trop rare Soldier Blue de Ralph Nelson à 21h15. Entre les deux, le bar du TAP propose rafraîchissements et en-cas.

Ci-dessous, la bande-annonce d'origine de L'Homme des Hautes Plaines, qui préfère insister sur les conventions du western plutôt que de montrer le traitement noir et désenchanté qu'Eastwood va leur faire subir :




Et l'affiche de Soldier Blue, qui, elle non plus, ne fait pas exactement dans la subtilité :



Deux films violents, sans doute, mais magnifiques aussi par ce qu'ils ont à dire des mensonges de leur époque et des silences de Hollywood.

mardi 12 octobre 2010

Ciné-club au Dietrich : mercredi 13, première séance


Un cinéaste talentueux et encore mal connu en France, un teen movie aux allures de conte fantastique, un autre joyau du cinéma américain des années 70 : trois bonnes raisons de se retrouver au Dietrich, mercredi soir, à 21 heures, pour voir ou revoir Harold et Maude d'Hal Ashby (1971) et en discuter aussitôt après.

samedi 2 octobre 2010

Hollywood seventies : au TAP, lundi



Lundi 4 octobre commence le cycle que le TAP, en association avec notre département, consacre cette année au cinéma américain du tournant des années 60 et 70. Le principe est simple : pour chaque soirée, deux films (l'un culte, l'autre plus rare), et un enseignant d'Arts du Spectacle qui les présente, les commente, les fait vivre en votre compagnie.
Lundi, c'est la road-movie indépendant qui est à l'honneur : on commence avec Easy Rider de Dennis Hopper à 18h15, avant de (re)découvrir le superbe Vanishing Point de Richard Sarafian à 21h15. Entre les deux, on parle de cinéma et on grignote au bar du TAP.

Ci-dessous, la bande-annonce d'origine de Vanishing Point, qui ne rend pas justice à la radicalité du film mais le replace dans ce cinéma bis auquel Quentin Tarantino a si souvent rendu hommage...




L'histoire du cinéma américain est marquée de façon indélébile par la quête d'un espace qui est pourtant par définition perdu. (Olivier Assayas)

mardi 28 septembre 2010

Info L3 : un homme, un vrai

Aux antipodes des gesticulations acrobatiques de Tom Mix, William S. Hart, l'autre grande star westernienne des années 1920, propose au fil de ses films un jeu tout en retenue, au service d'un personnage impassible d'où sourd une étrange mélancolie. Ici, l'Ouest est regardé comme un Eden bientôt perdu, que les fermiers vont transformer aux dépens des éleveurs. Voici l'ouverture de l'un de ses films les plus célèbres, Tumbleweeds (1925) : au programme, figure iconique du cowboy errant, morale généreuse, sidekick comique et chansons folkloriques (mais la sonorisation est postérieure au film).


lundi 20 septembre 2010

Premier baiser, premier scandale

En 1896, les opérateurs d'Edison captent le baiser final d'une pièce de Broadway. Ce court moment devient un film à succès, "Le Baiser de May Irwin et de John C. Rice", qui déclenche une très vive polémique à travers les Etats-Unis. En jeu : le statut même du cinéma, qui rendrait impudique ce qui est au théâtre acceptable. Pourquoi ? On en parle jeudi !


mardi 14 septembre 2010

Info L3 : premiers westerns

Difficiles à trouver ailleurs que sur Internet, voici deux exemples d'avant le western proprement dit, qui ont contribué à établir les conventions du genre. L'Attaque du Grand Rapide, d'Edwin S. Porter, a acquis une dimension légendaire dans l'histoire du cinéma, justement parce qu'il serait le "premier western". Cette affirmation n'a pas beaucoup de sens, mais il est vrai que le film présente des éléments thématiques, iconographiques et idéologiques qui deviendront matriciels pour le genre. Il doit également sa célébrité à son étonnant plan de fin.





Le second film est l'un des innombrables courts-métrages réalisés par la première star westernienne, Broncho Billy Anderson. Au menu, de la comédie, un bad guy, de l'action et des bons sentiments (et une publicité américaine en guise d'introduction).

dimanche 21 février 2010

Info L1 : le premier Mickey Mouse

Je n'aurai pas, comme je l'espérais, la possibilité de vous montrer lors du prochain cours d'Histoire du cinéma l'un des premiers courts-métrages dans lesquels Walt Disney fit apparaître sa souris. La voici donc, dans une version moins gentillette que celle que nous connaissons. Le titre est une référence au film de Buster Keaton, "Steamboat Bill Jr.", dont nous avions vu un extrait au premier semestre.


Le premier héros populaire développé par le jeune Disney s'appelait Oswald le Lapin Chanceux. Mais un producteur peu scrupuleux lui en confisqua les droits, et l'on raconte que ce fut dans le train, en revenant de New York, où il avait appris cette mauvaise nouvelle qui semblait condamner sa carrière, que Walt commença à dessiner "Mortimer Mouse", plus tard Mickey, un Oscar aux oreilles rondes et redressées. On raconte aussi qu'Ub Iwerks, son génial assistant, fut le vrai "père" de la souris superstar, Disney se contentant d'exploiter sa trouvaille. Mais avec le gentil créateur oublié d'un côté, le méchant et puissant usurpateur de l'autre, l'histoire, comme souvent, sent un peu fort la légende.

mardi 9 février 2010

Le grincement des frères Coen


On peut être allergique à leur humour (trop froid) ou à leur mise en scène (trop maîtrisée). Mais il serait un peu injuste de reléguer, comme on le lit parfois, Joel et Ethan Coen au rang de petits maîtres hollywoodiens, eux qui ont su renouveler leur exploration maniaque du cinéma classique et livré quelques beaux films savamment détraqués, comme Fargo, O'Brother, Barton Fink, et le magistral No Country for Old Men, d'une noirceur et d'une âpreté dont ils n'étaient pas coutumiers.
Leur dernier film, A Serious Man, programmé au TAP jusqu'à début mars, est un jalon intéressant dans leur oeuvre, à la fois quintessence du style Coen (le portrait de l'anti-héros, les années cinquante de la middle class, les détails obsessionnels, l'atmosphère oppressante) et découverte d'une veine sans doute plus intime. Le faux rythme, l'inertie du personnage, le comique bizarre font d'A Serious Man un film pas forcément plaisant mais singulier, et d'une folie qui laisse une impression durable. A voir, donc, pour se faire une idée de leur cinéma, ou pour la retrouver.

lundi 25 janvier 2010

Le blanc vous va si bien

Le cycle "L'Apocalypse est pour demain" se poursuit cette semaine au Dietrich avec la projection de THX 1138 de George Lucas (1971), mercredi 27 janvier à 21h. Tout juste sorti de son école de cinéma, le futur pape de la SF réussit un premier film dystopique qui interroge les formes contemporaines de la surveillance et de la désinformation, dans un monde blanc marqué par l'influence du 2001 de Kubrick.



A ne pas manquer, également, jeudi 28 janvier, le cultissime Homme Léopard de Jacques Tourneur (1943), à 20h30 au Dietrich, dans le cadre de la programmation "Ecran parallèle". Le film sera suivi d'une rencontre avec l'éditeur et critique Guy Astic, qui mène un passionnant travail de publication au sein de la maison indépendante Rouge Profond (essais de Jean-Baptiste Thoret ou encore récente somme sur le cinéma classique hollywoodien de Pierre Berthomieu).

lundi 14 décembre 2009

Noël avec Wendy


Je vous signale la sortie en DVD du plus beau film vu cette année, Wendy and Lucy, de Kelly Reichardt, passé trop discrètement sur les écrans français (mais programmé par le toujours très avisé Dietrich au printemps dernier). Après Old Joy, film de randonnée contemplatif et mélancolique (2006), Reichardt poursuit dans une veine minimale et toujours aussi rigoureuse son exploration de l'Amérique des laissés-pour-compte. Wendy, en route pour l'Alaska où elle espère trouver du travail, tombe en panne et égare sa chienne Lucy. A partir de cette trame élémentaire (retrouvera-t-elle Lucy ? parviendra-t-elle à repartir ?), le film dessine le portrait tout en nuances d'une jeune femme au bord du vide et revisite par des chemins de traverse quelques grands mythes du cinéma américain (l'Ouest, la route, la vie sauvage). C'est beau, poignant et lumineux. Avec peu de moyens, on peut faire de grands films : leçon que tout apprenti-cinéaste se doit de méditer un peu...


dimanche 29 novembre 2009

Funny people, film important


Le Dietrich programme jusqu'à demain le dernier film de Judd Apatow, Funny People, une comédie sur l'univers du stand-up californien. Boudé par le public américain, ce troisième long-métrage d'Apatow, d'une durée de 2h20, est aussi le plus ambitieux : réflexion sur la fabrication du rire, sur la solitude et le pouvoir des célébrités, exploration d'une psyché confrontée à la maladie et à la mort, Funny People dérègle la comédie hollywoodienne pour mieux interroger ce qui la fonde. A ne pas manquer pour le mélange des tonalités, le plaisir de retrouver la jeune génération de comiques américains révélés depuis quelques années par Apatow (qui est également, outre un producteur prolifique, le créateur de la série culte Freaks and Geeks) ainsi que la performance magistrale du trop rare Adam Sandler, parfait ici en star du rire forcée de reconsidérer sa vie.


lundi 23 novembre 2009

Info L3 : Red River, enfin

Charly Parthonnaud nous signale que l'introuvable "Red River" d'Howard Hawks peut être visionné sur YouTube en V.O. (mais sans les sous-titres, hélas).

                             

Dans ces premières minutes, trois éléments au moins doivent retenir votre attention. Tout d'abord, la caractérisation conventionnelle du héros, indépendant, entreprenant, expérimenté (sa piété s'exprimera quelques minutes plus tard, lorsque, après avoir tué de sang-froid deux pistoleros mexicains, il décide quand même de lire la Bible au-dessus de leurs dépouilles). Ensuite, la vision stéréotypée du personnage féminin, dont l'immobilité dans le cadre souligne d'autant plus nettement l'allant du westerner. Vous remarquerez malgré tout l'implicite érotique de sa proposition. Enfin, l'Indien apparaît également de manière typique : indistinct, rusé, fondu dans la nature.

A ce classicisme des représentations s'ajoute la dimension épique du film. L'ouverture, conduite par la très belle musique de Dimitri Tiomkin, place le récit dans le cadre glorieux des exploits du passé et emprunte au prestige de l'écrit (la page que l'on tourne, le texte manuscrit) pour asseoir sa légitimité. C'est bien la grandeur nationale qui se raconte à travers le parcours exemplaire de Thomas Dunson.

vendredi 20 novembre 2009

Dirty Clint and Mister Eastwood

Alors que la recherche française, et surtout sa composante féminine, réfléchit collectivement à des questions d'importance (a-t-il vraiment jamais été aussi beau qu'à 30 ans, le cigarillo aux lèvres ? Ne demeure-t-il pas torride dans Gran Torino avec son côté grand-père martial et sacrificiel ?), le TAP Cinéma a eu la très bonne idée d'organiser un stage entièrement consacré à Clint Eastwood sous l'angle, fécond, de son rapport aux femmes. Ce sera l'occasion d'un parcours de son oeuvre, entre misogynie ultrasexy et romantisme exacerbé...



Le week-end sera animé par Carole Desbarats, ancienne directrice de la Fémis, spécialiste de Prévert et fine connaisseuse de celui qui fut aussi bien l'acteur du sketche des Sorcières (1967) où il campe le mari faible et veule d'une épouse castratrice que le réalisateur, entre autres, de ce très beau portrait de femme qu'est Breezy (1973). Elle présentera chacun des trois films projetés et discutera ensuite avec le public.

- Le samedi 28 novembre à 14h 30, projection de Million Dollar Baby (2004).
- Le samedi 28 novembre à 20h30, projection d'Un Frisson dans la nuit (1971), premier long-métrage de Clint où il joue un animateur de radio qui se fait, assez logiquement, harceler par une fan hystérique.




- Le dimanche 29 novembre à 10h00, échanges menés par Carole Desbarats autour de la thématique du rapport aux femmes, assortis de nombreux extraits de la filmographie d'Eastwood.
- Le dimanche 29 novembre à 13h45, projection de L'Echange (2008).



Vous pouvez télécharger le bulletin d'inscription ici ou le retirer à l'accueil du TAP. Il est à retourner avant le 26 novembre au TAP, 1 bd de Verdun, 86000 Poitiers.
Tarifs du week-end (films compris) : 10 euros pour les étudiants d'Arts du Spectacle.

dimanche 15 novembre 2009

A propos des teen-movies



A l'occasion de la sortie, chez MK2, d'un coffret réunissant quelques-uns des films américains les plus marquants qui traitent de l'adolescence, "Les Inrockuptibles" publie un très bon article sur les origines littéraires du genre et son évolution à travers les décennies :

jeudi 12 novembre 2009

Rappel : Go Ape !


Ce soir, au Dietrich, à 20 heures : des singes civilisés, des hommes traqués, un Tarzan galactique.

dimanche 8 novembre 2009

L'Apocalypse est pour demain

  Jeudi soir à 20h, au Dietrich, projection de "La Planète des Singes" de Franklin J. Schaffner en v.o. sous-titrée, suivie d'une présentation/discussion que j'animerai. Cette séance est la première d'un cycle consacré au cinéma de science-fiction néo-hollywoodien, et qui devrait compter quatre ou cinq rendez-vous dans l'année, tous les mois et demi environ.



  Le lendemain, vendredi 13 novembre, le département organise, dans le cadre du laboratoire de recherche FORELL de l'Université, une journée d'étude à la MSHS consacrée au sous-genre post-apocalyptique.
  En voici le programme :

Après la catastrophe. L'imaginaire post-apocalyptique et son cinéma

13 novembre. MSHS. Salle Mélusine.

Matinée. Président de séance : Gilles Menegaldo.

9 h30. Présentation de la journée d’étude (François-Xavier Molia et Richard Bégin)

9h45. Richard Bégin (Université McGill) : "Terreur et occidentalité : sur l'institution des images traumatiques"

10h35. Laurent Guido (Université de Lausanne) : "Entre scansions primitives et sonorités industrielles : l'univers musical du cinéma post-apocalyptique"

11h40. Aurélie Ledoux (Paris VII) : "Matrix et la Fin de L’Histoire"

 

Après-midi. Président de séance : Denis Mellier.

14h. François-Xavier Molia (Université de Poitiers) : "D’une Apocalypse l’autre : I Am Legend de Charlton Heston à Will Smith"

14h50. Fabien Boully (Paris-Ouest Nanterre-La Défense) : "Un post-apocalyptisme réactionnaire ? Explosions nucléaires et tentative de conservation du même dans Jéricho (USA, 2006) de Stephen Chbosky et Jon Turteltaub"

15h50. Jean-Paul Engélibert (Bordeaux III) : "Continuité des temps : l'apocalypse permanente dans Kaïro de Kiyoshi Kurosawa"

16h40. Martin Picard (Université McGill) : "Cyberpunk et culture transnationale : le post-apocalyptique dans les médias populaires japonais"

17h30. Conclusion.





samedi 10 octobre 2009

Duel le 22 octobre

  Le jeudi 22 octobre, dans le cadre de ses ciné-concerts, le TAP organise la rencontre entre "Duel", le film qui a révélé Spielberg, et la guitare rock d'Olivier Mellano, en partenariat avec le Confort Moderne. L'occasion de découvrir ou de redécouvrir sur grand écran ce qui ne devait être qu'un téléfilm à suspense de plus, et que le jeune réalisateur transforma en objet théorique.
  Le descriptif de la soirée est ici :

  Pour un aperçu de "Duel", voici la bande-annonce vintage :




  Près de quarante ans avant "Boulevard de la Mort" de Tarantino, le film de poursuite était déjà un lieu d'expérimentation et de réflexion sur le cinéma lui-même. On s'en convaincra en allant découvrir le trop méconnu "Point Limite Zéro" de Richard Sarafian, oeuvre mélancolique de l'après-Woodstock, qui porte le film de genre aux frontières de l'expérimental.