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dimanche 20 décembre 2009

Les films que nous aimions (en 2009)


A l'heure des bilans, des regrets et des célébrations, nous nous sommes livrés à l'exercice du palmarès des films sortis en 2009. Pour bien faire, il aurait fallu tout voir, Liverpool, Le Chant des oiseaux, A l'origine, Démineurs, Vincere, tous ces films qui promettaient du cinéma et auraient pu, peut-être, se glisser ici. Tant pis pour nous, ou pour eux, et voici nos classements :

Véronique Campan (par ordre de préférence)
1. 35 Rhums de Claire Denis (pour la peau, les regards, le silence)
2. Un Prophète de Jacques Audiard (pour un remarquable emploi et une fabuleuse mise en scène de la parole, pour un acteur hors norme)
3. Inland de Tariq Teguia (pour une façon inédite de filmer l'intériorité d'un personnage)
4. Wendy and Lucy de Kelly Reichardt (pour le minimalisme et l'inventivité)
5. Villa Amalia de Benoît Jacquot (pour Isabelle Huppert, pour la lumière)


Marie Martin (dans l'ordre chronologique)
1. Gran Torino de Clint Eastwood (pour Clint, pour Eastwood, et pour tout le reste)
2. 35 Rhums de Claire Denis (pour l'intelligence et la complexité politiques, les rapports père-fille subtils et inattendus, la narration indexée sur le sensible et la mélancolie lumineuse des rails)
3. Whatever Works de Woody Allen (pour la légèreté, l'efficacité, l'humour et la morale réconciliée)
4. Un Prophète de Jacques Audiard (pour l'histoire, l'acteur, les figures paternelles et fraternelles, et l'obsession du handicap comme forme sensible, position d’observation et de renaissance)
5. Les Herbes Folles d'Alain Resnais (pour la fantaisie noire, le récit libéré, les couleurs pétantes, les pulsions meurtrières de Dussolier dès qu'il voit un string dépasser d'un pantalon, et pour le remake secret de L'Âge d'or de Buñuel).


François-Xavier Molia (par ordre de préférence)
1. Wendy and Lucy de Kelly Reichardt (voir post précédent)
2. Fish Tank d'Andrea Arnold (le cinéma anglais à son meilleur, avec une belle attention portée au corps et au champ sensoriel)
3. Un Prophète de Jacques Audiard (parce qu'il embrasse dans un même geste les codes du film de genre et l'exigence d'une mise en scène sans concession)
4. District 9 de Neill Blomkamp (pour sa manière de renouveler le blockbuster de science-fiction, son grain, son montage sous tension, malgré une fin plus conventionnelle)
5. Adieu Gary de Nassim Amaouche (un premier film politique et drôle qui annonce un univers singulier, avec Jean-Pierre Bacri dans l'une de ses meilleures compositions)

Et vous, quels sont vos films de l'année ?