Vous admirerez donc l'ampleur et l'agilité des mouvements d'appareil, la façon dont Welles croise les différents fils de sa trame (pose de la bombe, parcours de la voiture, marche des Vargas) et joue en maître de « la variation libre de la distance entre la caméra et ses objets » (définition par Raymond Bellour de la mise en scène cinématogaphique).
Autant de raisons qui ont fait qualifier cette entrée en matière à couper le souffle de "plan-séquence", même si l'unité dramatique qu'est par définition une séquence se voit ici complétée par un second plan, cette fois très bref, de l'explosion en raccord regard.
Autre éclairage sur le plan-séquence, à partir d'un court-métrage très différent, dans un post de François-Xavier Molia du 5 décembre 2009. A vos archives !


